L’écho éternel des récits coraniques – Volume 03 Numéro 34

Everlasting Tales of the Quran – Volume 03 Issue 34

Les prémices du voyage et la quête du Sage

Guidé par une injonction divine, le prophète Moussa (que la paix soit sur lui) prit un jour la route aux côtés de son jeune compagnon, Yūshaʿ ibn Nūn, en quête de ce serviteur de Dieu comblé d’« une grâce venue de Lui et d’un savoir secret émanant de Sa présence ». Leurs pas les conduisaient vers Majmaʿ al-Bahrayn, le point de rencontre des deux mers.

فَوَجَدَا عَبْدًا مِّنْ عِبَادِنَا آتَیْنَاهُ رَحْمَةً مِّنْ عِندِنَا وَعَلَّمْنَاهُ مِن لَّدُنَّا عِلْمًا

« Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. » (Al-Kahf, 18 :65)

Lorsque Moussa (que la paix soit sur lui) le trouva, il s’adressa à lui avec une humble déférence :

هَلْ أَتَّبِعُکَ عَلَى أَن تُعَلِّمَنِ مِمَّا عُلِّمْتَ رُشْدًا

« « Puis-je suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant une bonne direction ? » » (Al-Kahf, 18 :65)

Le serviteur vertueux rétorqua que Moussa ne trouverait jamais en lui la patience nécessaire, s’interrogeant sur la manière dont il pourrait endurer des actes dont il ignorait la réalité profonde et les desseins cachés. Moussa (que la paix soit sur lui) promit alors de se montrer patient et de ne point transgresser ses ordres. Le sage lui posa cette condition:

قَالَ فَإِنِ اتَّبَعْتَنِي فَلَا تَسْأَلْنِي عَنْ شَيْءٍ حَتَّىٰ أُحْدِثَ لَكَ مِنْهُ ذِكْرًا

« « Si tu me suis, dit [l’autre,] ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention. » » (Al-Kahf, 18 :70)

Trois événements et trois enseignements profonds

Leur voyage ensemble commença, marqué par l’accomplissement de trois événements extraordinaires qui mirent à l’épreuve la patience du prophète Moussa (que la paix soit sur lui).

  1. L’avarie du navire

Ils montèrent à bord d’un bateau appartenant à des gens modestes qui avaient accepté de les transporter sans exiger la moindre rétribution. Soudain, le serviteur vertueux brisa l’une des planches du navire, endommageant l’embarcation. Incapable de contenir son indignation, Moussa (que la paix soit sur lui) s’exclama :

« As-tu fait une brèche pour y noyer ses gens ? Tu as commis là une chose monstrueuse ! »

Le maître lui rappela alors :

« N’avais-je pas dit que tu ne pourrais jamais garder patience en ma compagnie ? »

Moussa (que la paix soit sur lui) présenta ses excuses, le priant de ne point lui tenir rigueur de cet oubli.

  1. La mise à mort du jeune homme

Ils poursuivirent leur route jusqu’à ce qu’ils croisent un jeune homme. Sans la moindre explication apparente, le serviteur vertueux le mit à mort. Profondément choqué, Moussa (que la paix soit sur lui) s’indigna :

« As-tu tué un être innocent qui n’avait tué personne ? Tu as commis là une chose abominable et inouïe ! »

Le maître lui rappela une fois de plus :

« N’avais-je pas insisté sur le fait que tu ne pourrais jamais faire preuve de patience à mes côtés ? »

Moussa rétorqua :

« Si je t’interroge de nouveau sur quoi que ce soit après cet instant, alors ne m’accueille plus en ta compagnie. »

  1. La rénovation du mur de la cité inhospitalière

Ils entrèrent dans une cité et demandèrent à ses habitants de quoi se nourrir, mais ces derniers refusèrent de leur offrir l’hospitalité. C’est alors que le maître aperçut un mur sur le point de s’effondrer et se mit à le redresser et à le rebâtir.

Surpris par le manque d’hospitalité de ces gens, Moussa (que la paix soit sur lui) s’étonna :

« Si tu l’avais voulu, tu aurais bien pu exiger un salaire pour ce travail, afin que nous puissions en retirer de quoi nous nourrir. »

La séparation et la révélation de la sagesse cachée

Le moment était alors venu pour eux de se séparer, les conditions de leur compagnonnage étant arrivées à leur terme. Avant de se quitter, toutefois, le serviteur vertueux dévoila les secrets de ses actes et expliqua la sagesse profonde ainsi que le sens caché des trois événements.

قَالَ هَٰذَا فِرَاقُ بَیْنِی وَبَیْنِکَ ۚ سَأُنَبِّئُکَ بِتَأْوِیلِ مَا لَمْ تَسْتَطِع عَّلَیْهِ صَبْرًا

« « Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l’homme,] Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu supporter avec patience. » (Al-Kahf, 18 :78)

Il expliqua tout d’abord :

َمَّا السَّفِینَةُ فَکَانَتْ لِمَسَاکِینَ یَعْمَلُونَ فِی الْبَحْرِ فَأَرَدتُّ أَنْ أَعِیبَهَا وَکَانَ وَرَاءَهُم مَّلِکٌ یَأْخُذُ کُلَّ سَفِینَةٍ غَصْبًا

« Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau. » (Al-Kahf, 18 :79)

Concernant la mise à mort du jeune homme, il expliqua :

وَأَمَّا الْغُلَامُ فَکَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَیْنِ فَخَشِینَا أَن یُرْهِقَهُمَا طُغْیَانًا وَکُفْرًا * فَأَرَدْنَا أَن یُبْدِلَهُمَا رَبُّهُمَا خَیْرًا مِّنْهُ زَکَاةً وَأَقْرَبَ رُحْمًا

« Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants ; nous avons craint qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance. » (Al-Kahf, 18 :80)

« Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. » (Al-Kahf, 18 :81)

Enfin, s’agissant de la réfection du mur, il expliqua :

وَأَمَّا الْجِدَارُ فَکَانَ لِغُلَامَیْنِ یَتِیمَیْنِ فِی الْمَدِینَةِ وَکَانَ تَحْتَهُ کَنزٌ لَّهُمَا وَکَانَ أَبُوهُمَا صَالِحًا فَأَرَادَ رَبُّکَ أَن یَبْلُغَا أَشُدَّهُمَا وَیَسْتَخْرِجَا کَنزَهُمَا رَحْمَةً مِّن رَّبِّکَ

« Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux ; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils extraient, [eux- mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur » (Al-Kahf, 18 :82)

Puis il conclut en insistant :

وَمَا فَعَلْتُهُ عَنْ أَمْرِی ۚ ذَٰلِکَ تَأْوِیلُ مَا لَمْ تَسْطِع عَّلَیْهِ صَبْرًا

« Je ne l’ai d’ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pas pu endurer avec patience. » » (Al-Kahf, 18 :82)

Trois messages profonds et stratégiques tirés de ce récit

  • Les limites de la connaissance humaine : Le savoir humain se fonde principalement sur les apparences extérieures, tandis que les événements de ce monde se déroulent conformément à la sagesse cachée et créatrice de Dieu.
  • La beauté au cœur des épreuves de la vie : Parfois, un événement douloureux (tel qu’un dommage causé à ses biens ou la perte de quelque chose de précieux) peut en réalité nous protéger d’une calamité plus grave ou mener à un bienfait supérieur dans l’avenir.
  • La bénédiction des parents vertueux : La piété et les bonnes œuvres du père des deux orphelins ont incité Dieu à protéger leurs enfants et à sauvegarder leurs biens, même après la disparition de leur père.

À la fin, le serviteur vertueux conclut par une déclaration brève et mémorable :

وَمَا فَعَلْتُهُ عَنْ أَمْرِی

« Et je ne l’ai point fait de ma propre initiative. »

Bien au contraire, toutes ces actions furent accomplies conformément au décret et à l’ordre du Seigneur Sage.

La question

Il n’est pas permis en islam de tuer un enfant en raison d’un péché qu’il n’a pas encore commis. Alors, pourquoi le serviteur vertueux a-t-il agi ainsi ?

La réponse brève et claire, fondée sur les enseignements islamiques, est qu’en vertu de la loi islamique et de ses principes juridiques, il est absolument illicite de punir ou de tuer un être humain (en particulier un enfant ou un jeune) pour un péché qu’il n’a pas commis, ou simplement parce qu’il pourrait le commettre à l’avenir.

Alors, pourquoi cet événement se produit-il dans le récit coranique ?

Les savants de l’islam et les exégètes du Coran ont mis en lumière plusieurs points et distinctions importants pour répondre à cette question.

  1. La distinction entre la « Sharia » et le « Takwīn » : deux dimensions de la volonté divine

Dans la pensée théologique islamique, une distinction fondamentale est établie entre deux dimensions de la volonté et de l’action divines :

  • Tashrī‘ (La législation divine / La Sharia) : Les prophètes tels que Moussa et Mohammad (que la paix soit sur eux) ont reçu pour mission d’administrer la Sharia, c’est-à-dire la loi religieuse. La Sharia s’articule autour des circonstances extérieures, des principes juridiques et des procédures judiciaires humaines. Selon la Sharia, nul ne peut être puni pour un crime avant qu’il ne soit commis. C’est pourquoi le prophète Moussa, en tant qu’émissaire de la loi divine, s’est vivement opposé à cet acte, le qualifiant de « نُكْرًا » (nukran), soit une chose foncièrement répréhensible et inacceptable au regard des standards juridiques apparents.
  • Takwīn (L’ordre créateur divin / La réalité ontologique) : Dans ce récit, Al-Khidr (que la paix soit sur lui) accomplissait une mission divine spécifique relevant du domaine du Takwīn, et non d’une fonction de juge religieux ou d’autorité légale. Chaque jour, des êtres humains trouvent la mort par diverses causes (maladies, accidents, séismes, etc.) , et toutes ces morts s’inscrivent dans la volonté et la sagesse créatrices de Dieu. L’acte d’Al-Khidr s’apparente ainsi à une mort décrétée par Dieu à un moment précis, plutôt qu’à une sanction pénale prononcée par un tribunal.

En d’autres termes, Al-Khidr (que la paix soit sur lui) n’agissait pas en qualité de juge prononçant une sentence de talion. Son rôle dans cet épisode précis s’apparente plutôt à celui de l’Ange de la mort (‘Azrā’īl), qui retire l’âme d’une personne à l’échéance fixée par Dieu et conformément à Son commandement.

  1. Le jeune homme n’était pas puni pour un péché

Selon la croyance islamique, les enfants et ceux qui n’ont pas atteint l’âge de la maturité ou de la responsabilité légale sont innocents et ne répondent pas de leurs actes de la même manière que les adultes juridiquement responsables.

  • Le jeune homme n’a pas été « puni » pour un péché qu’il n’avait pas commis, car une sanction ne peut se justifier qu’après qu’un acte répréhensible a effectivement eu lieu.
  • Sa mort a plutôt mis un terme à sa vie terrestre avant qu’il ne devienne une source de rébellion et de mécréance. D’une perspective théologique, cela peut être compris comme une miséricorde divine envers le jeune homme lui-même, lui permettant de quitter ce monde dans un état d’innocence et d’éviter ainsi le châtiment dans l’au-delà.
  1. Une épreuve et un remplacement pour les parents croyants

Le Coran indique explicitement que les parents du jeune homme étaient des croyants :

فَخَشِینَا أَن یُرْهِقَهُمَا طُغْیَانًا وَکُفْرًا

« Nous avons craint qu’il ne les accablât de rébellion et de mécréance. »

(Al-Kahf, 80 :81)

Selon cette explication, en mettant un terme à la vie terrestre du jeune homme, Dieu a préservé ses parents croyants d’être entraînés vers la déviation spirituelle et l’effondrement de leur foi. De plus, comme le mentionne le verset suivant, Dieu leur a accordé un autre enfant, plus pur et plus affectueux.

Conclusion

Le récit de Moussa et d’Al-Khidr (que la paix soit sur eux) nous est enseigné pour nous rappeler que la connaissance humaine se limite aux apparences extérieures, et que nos critères strictement humains sont insuffisants pour juger de la totalité des actes divins et de la sagesse qui guide Son ordre créateur.

  • À l’échelle de la société et de la jurisprudence islamique : Nul être humain n’a le droit de punir une autre personne en invoquant ce récit ou sous prétexte que cette dernière pourrait commettre un péché dans l’avenir.
  • À l’échelle de la sagesse divine : Dieu, qui détient la souveraineté absolue sur la vie humaine, peut, fort de Sa science parfaite de l’avenir, faire cesser la vie d’une personne afin d’accomplir un bienfait supérieur ou d’écarter un mal plus grand.

Les leçons éducatives et morales les plus importantes tirées du récit

  1. L’éthique et la bienséance de l’étudiant : l’humilité face au maître
  • L’humilité dans la quête du savoir, même pour le plus éminent des maîtres : Le prophète Moussa (que la paix soit sur lui), bien qu’étant Ulu al-‘Azm, porteur d’une loi divine et destinataire des Écritures, entreprit volontiers les difficultés du voyage lorsqu’il apprit qu’un autre individu détenait une science qu’il ne possédait pas. Il s’exprima avec le plus grand respect :

« Puis-je te suivre pour que tu m’apprennes de ce qui t’a été enseigné ? »

  • L’acceptation des conditions et des règles de l’apprentissage : L’étudiant se doit d’adhérer aux règles de l’environnement pédagogique fixées par le professeur et d’y demeurer fidèle.
  • La reconnaissance des erreurs et la demande de pardon : Lorsque Moussa (que la paix soit sur lui) jugea selon les apparences extérieures et manqua à son engagement, il présenta immédiatement ses excuses en disant :

« Ne me tiens pas rigueur de mon oubli. »

  1. Principes et méthodes d’enseignement
  • L’évaluation de la capacité de l’étudiant : Dès le départ, le maître jaugea l’aptitude de son élève à faire preuve de patience. Tout enseignant se doit d’évaluer la disposition mentale et psychologique d’un apprenant avant de l’exposer à des notions complexes ou exigeantes.
  • L’apprentissage par l’expérience et la résolution de problèmes : Le maître n’enseigna pas le concept de la « sagesse cachée derrière les événements » par le biais de la théorie ou de discours magistraux. Il impliqua plutôt Moussa (que la paix soit sur lui) dans trois expériences concrètes, lui permettant de se confronter personnellement aux épreuves et d’en mesurer la portée.
  • La création de situations problématiques et la stimulation de la curiosité : En apparence, les actes du maître paraissaient totalement contradictoires et déconcertants. Cette mise en situation engendra chez Moussa un questionnement intellectuel profond qui aiguisa son désir de découvrir la vérité.
  • L’explication et le retour final (feedback) : Le maître ne laissa pas son élève dans le doute ou la confusion. Au terme du voyage, il éclaircit l’ensemble des interrogations de Moussa et révéla la raison d’être ainsi que la sagesse sous-tendant chacun de ses gestes.
  1. Leçons épistémologiques et cognitives pour l’apprenant
  • La distinction entre l’« information de surface » et la « sagesse profonde » : Un véritable apprentissage implique de dépasser les données brutes et les apparences extérieures pour accéder à un niveau plus profond de compréhension, d’analyse et de sagesse.
  • La valeur de la patience et de la persévérance dans le processus d’apprentissage : De nombreux concepts complexes et profonds ne peuvent être saisis immédiatement. Un jugement hâtif peut nous empêcher de découvrir la vérité.
  • Les limites de la connaissance humaine : Aucun être humain ni aucun savant ne peut prétendre avoir embrassé toutes les dimensions de la réalité. Il existe toujours des degrés de savoir supérieurs.

َفَوْقَ کُلِّ ذِی عِلْمٍ عَلِیمٌ

«  Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant » (Yusuf, 12 :76)

  1. Leçons de gestion et de prise de décision
  • Choisir le moindre mal pour éviter un préjudice plus grave : Parfois, afin d’empêcher une perte majeure et irréversible (telle que la saisie totale de l’embarcation), il est nécessaire d’accepter un dommage mineur et maîtrisé, comme l’endommagement partiel de celle-ci.
  • Faire le bien et agir avec droiture sans attendre de reconnaissance immédiate : La réfection du mur dans une cité dont les habitants leur avaient refusé l’hospitalité démontre que l’accomplissement du bien et la préservation de biens précieux (tels que le patrimoine des orphelins) ne doivent point être subordonnés au comportement ou à la gratitude d’autrui.

Sources classiques sélectionnées

Source coranique

La source coranique principale et unique de ce récit se trouve dans la sourate Al-Kahf (Coran 18:60–82). Les versets peuvent être divisés thématiquement de la manière suivante :

  • Versets 60–65 : Le début du voyage, la marche vers Majma‘ al-Bahrayn (le confluent des deux mers), l’épisode du poisson qui reprend vie et la rencontre avec le serviteur vertueux.
  • Versets 66–70 : La conversation entre le prophète Moussa (que la paix soit sur lui) et Al-Khidr, la demande de Moussa de devenir son élève, assortie de la condition de ne point contester ses actes.
  • Versets 71–77 : Les trois événements : l’endommagement du bateau, la mise à mort du jeune homme et la réfection du mur dans la cité inhospitalière.
  • Versets 78–82 : L’annonce de leur séparation et la révélation de la sagesse cachée ainsi que des interprétations sous-tendant ces trois événements.

Hadiths et sources traditionnelles

  • Sahih al-Bukhari et Sahih Muslim : Un long hadith rapporté d’après Ibn Abbas, par l’intermédiaire d’Ubayy ibn Ka‘b, du Prophète Muhammad (que la paix et les bénédictions soient sur lui), explique que le voyage de Moussa fut motivé par une question portant sur l’existence éventuelle d’un savant plus instruit que lui, ce qui valut l’ordre divin de se rendre à Majma‘ al-Bahrayn. (Sahih al-Bukhari, Livre de la Science, chapitre relatif à Majma‘ al-Bahrayn / Sahih Muslim, Livre des Vertus).
  • Bihar al-Anwar — Allamah al-Majlisi, Volume 13, Chapitre 11 : « قصة موسى و الخضر علیهما السلام و ما جرى بینهما » (« L’histoire de Moussa et d’Al-Khidr, que la paix soit sur eux, et de ce qui s’est produit entre eux »). Ce chapitre rassemble de nombreuses narrations issues des Ahl al-Bayt (que la paix soit sur eux) concernant les dimensions mystiques, théologiques et éthiques de cette rencontre.
  • Tafsir Nur al-Thaqalayn (al-Huwayzi) et Tafsir al-Burhan (al-Bahrani) : Sous les versets 60 à 82 de la sourate Al-Kahf, ces exégèses citent une narration de l’imam Ja‘far al-Sadiq (que la paix soit sur lui) indiquant qu’en lieu et place du jeune homme, Dieu accorda aux parents croyants une fille de la descendance de laquelle naquirent des prophètes et des preuves divines.
  • ‘Ilal al-Shara’i‘ — Shaykh al-Saduq, Volume 1, Chapitre sur les raisons des actes d’Al-Khidr : Cet ouvrage examine les justifications rationnelles et traditionnelles des trois actes d’Al-Khidr, en les reliant aux schémas et aux lois divines régissant la création.

Sources exégétiques et analytiques contemporaines

  • Tafsir al-Mizan — Allamah Muhammad Husayn Tabataba’i, Volume 13, commentaire de la sourate Al-Kahf : L’une des analyses philosophiques, théologiques, traditionnelles et mystiques les plus exhaustives concernant la distinction entre les domaines du Takwīn (l’ordre ontologique/créateur) et du Tashrī‘ (la législation divine) telle qu’elle se reflète dans ce récit.
  • Tafsir Nemuneh — Ayatollah Naser Makarem Shirazi, Volume 12, commentaire de la sourate Al-Kahf : Une étude accessible axée sur les enseignements éducatifs et managériaux de l’histoire, tout en apportant des réponses aux questions relatives à ses implications juridiques et théologiques.
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