Fatwa Panel de la semaine – Volume 03 Numéro 13

Fatwa Panel of the Week - Volume 03 Issue 13
Last Updated: avril 6, 2026By Categories: Fatwa Panel de la semaine0 Comments on Fatwa Panel de la semaine – Volume 03 Numéro 135,2 min readViews: 202

La prière du voyageur (Partie 4)

Selon les fatwas des grands savants religieux : l’Ayatollah Sayyed Ali Khamenei, l’Ayatollah Sistani et l’Ayatollah Makarem Shirazi (que Allah prolonge leurs bénédictions) :

Les fatwas présentées sans mention d’un avis différent ou d’une référence spécifique correspondent aux règles communes partagées par les trois respectés Marāji‘. Dans les cas où le jugement d’un Marjaʿ diffère de celui des deux autres, cela est indiqué en note de bas de page sous le même numéro, en précisant le nom du Marjaʿ concerné.

Atteindre la limite du Tarakhkhus (Frontière de la ville de résidence)

  1. Un voyageur qui quitte sa ville natale avec l’intention de parcourir la distance légale de voyage (masāfat shar‘iyyah) doit raccourcir (qaṣr) ses prières une fois qu’il atteint une certaine limite. De même, à son retour, lorsqu’il atteint cette même limite, il doit accomplir ses prières au complet (tamām). Cette frontière est appelée « add al-tarakhkhus » (la limite de concession).

Toutefois, il est recommandé par précaution (itiyā mustaabb) que, dans l’espace compris entre la limite du tarakhkhus et l’entrée effective dans la ville, la personne combine les deux formes : la prière raccourcie et la prière complète.

  1. Le critère pour déterminer la limite du tarakhkhus est le suivant : la personne s’éloigne suffisamment de la dernière maison de la ville de sorte qu’elle ne puisse plus entendre l’adhān habituel (coutumier) de la ville sans haut-parleur, qu’elle puisse encore voir les murs ou les bâtiments de la ville ou non.

Avis de l’Ayatollah Sistani : le « add al-tarakhkhus » est le point où les habitants de la ville — même ceux qui se trouvent à sa périphérie — ne peuvent plus voir le voyageur en raison de la distance. Le signe distinctif de cette limite est que le voyageur lui-même ne peut plus voir les habitants de la ville ni ses environs immédiats.

  1. Le critère pour le tarakhkhus est l’audition d’un adhān lancé depuis un lieu élevé habituel, tel que les minarets des mosquées traditionnelles situées à la limite de la ville.
  2. Si un voyageur se rend dans un lieu où il a l’intention de séjourner pendant dix jours, sa prière reste raccourcie (qaṣr) jusqu’à ce qu’il atteigne la limite du tarakhkhus de ce lieu de résidence temporaire. Dans l’espace compris entre la limite du tarakhkhus et le lieu de résidence effectif, il doit, par précaution obligatoire (itiyā wājib), combiner les prières raccourcies et les prières complètes.

Le doute concernant le franchissement de la limite du Tarakhkhus

  1. Si une personne quitte sa ville natale avec l’intention de parcourir la distance légale et qu’elle doute d’avoir atteint le add al-tarakhkhus ou non, elle doit considérer qu’elle ne l’a pas encore atteint ; par conséquent, elle doit accomplir sa prière au complet (tamām).

À l’inverse, si ce doute survient lors du retour de voyage, elle doit accomplir la prière sous sa forme raccourcie (qaṣr).

Avis de l’Ayatollah Makarem Shirazi : Si une personne doute d’avoir atteint le add al-tarakhkhus, ou ne sait pas si le son qu’elle entend est l’adhan ou autre chose, elle doit accomplir la prière complète (tamām). En revanche, si elle sait qu’il s’agit de l’adhan mais ne parvient pas à en distinguer les mots, par précaution, elle doit combiner la prière abrégée et la prière complète.

  1. Si une personne, en quittant sa ville natale, accomplit la prière qaṣr (abrégée) avant d’avoir atteint le add al-tarakhkhus en pensant qu’elle l’a déjà atteint, et qu’elle réalise plus tard son erreur, elle doit recommencer la prière.

La même règle s’applique pour le voyage de retour : si elle accomplit la prière au complet (tamām) par erreur avant d’avoir atteint la limite (de la ville), elle doit la recommencer.

  1. Si une personne, après avoir dépassé le add al-tarakhkhus, accomplit la prière au complet (tamām) en pensant qu’elle ne l’a pas encore atteint, et réalise plus tard qu’elle l’avait effectivement dépassé, elle doit recommencer la prière.

De même, lors du voyage de retour, si elle accomplit la prière sous forme de qaṣr par erreur, la même règle s’applique (c’est-à-dire qu’elle doit être recommencée).

Éléments mettant fin au voyage

  1. Si l’un des événements suivants se produit, le voyage est considéré comme terminé et l’on doit accomplir la prière au complet (tamām) :
  • Le passage par sa ville natale (waan) ;
  • L’intention de séjourner dans un endroit pendant au moins dix jours, ou la certitude d’y rester cette durée ;
  • Le maintien dans un lieu pendant trente jours dans un état d’incertitude (sans avoir eu initialement l’intention d’y rester dix jours).

Le passage par sa ville natale (Waan)

  1. Si une personne a l’intention de parcourir la distance légale (masāfat shar‘iyyah) et que, pendant son voyage, elle entre dans sa ville natale (waan), son voyage est considéré comme interrompu. Elle doit y accomplir ses prières au complet (tamām).

Si elle poursuit ensuite son voyage et que la distance restante jusqu’à sa destination est d’au moins huit farsakhs, ses prières seront abrégées (qaṣr). Mais si cette distance est inférieure à la distance légale, elle doit accomplir ses prières au complet (tamām).

  1. Le simple fait de traverser sa ville natale — même sans s’y arrêter ou y séjourner — suffit à mettre fin au voyage.
  2. Selon la compréhension commune (‘urf), une ville natale (waan) est un lieu où une personne vit et est établie, et qui est considéré comme son lieu de résidence, qu’il s’agisse d’une ville, d’un village ou autre.
  3. Il existe deux types de villes natales :
  • La ville natale d’origine (waan aṣlī)
  • La ville natale d’adoption (waan ittikhādhī)

(L’explication de chacune sera donnée dans le prochain bulletin.)

Partagez cette histoire, choisissez votre plateforme!

Actualités par boîte de réception

Abonnez-vous à la newsletter.

Leave A Comment