Fatwa Panel de la semaine – Volume 03 Numéro 11

Fatwa Panel of the Week - Volume 03 Issue 11
Last Updated: avril 3, 2026By Categories: Fatwa Panel de la semaine0 Comments on Fatwa Panel de la semaine – Volume 03 Numéro 114,8 min readViews: 206

Taqlid

(le suivi d’un juriste expert)

Selon les fatwas des grands savants religieux : l’Ayatollah Sayyed Ali Khamenei, l’Ayatollah Sistani et l’Ayatollah Makarem Shirazi (que Allah prolonge leurs bénédictions) :

Les fatwas présentées sans mention d’un avis différent ou d’une référence spécifique correspondent aux règles communes partagées par les trois respectés Marāji‘. Dans les cas où le jugement d’un Marjaʿ diffère de celui des deux autres, cela est indiqué en note de bas de page sous le même numéro, en précisant le nom du Marjaʿ concerné.

La Nécessité de Suivre un Mujtahid Qualifié

Dans l’école jurisprudentielle de l’Islam chiite duodécimain, agir selon les lois divines exige de se référer aux sources religieuses faisant autorité : le Noble Coran, la Sunnah du Noble Prophète (paix et bénédictions sur lui et sa famille) et des Ahl al-Bayt (paix sur eux), ainsi que le consensus (ijmāʿ) et la raison (‘aql).

Étant donné que l’ijtihād — la déduction de décrets juridiques à partir de ces sources — requiert une expertise érudite approfondie dans les sciences religieuses, et puisque l’exercice de la précaution (itiyā) en toutes choses est difficile et mène parfois à la pénibilité, le taqlīd (le fait de suivre un juriste) et le recours à un mujtahid pleinement qualifié (mujtahid jāmiʿ al-sharāʾi) ont été acceptés comme une méthode coutumière, rationnelle et largement reconnue, conforme à la pratique des gens raisonnables.

De plus, de nombreuses narrations des Imams des Ahl al-Bayt (paix sur eux) soulignent que durant l’Occultation (ghaybah), les gens doivent se référer aux juristes dignes de confiance et aux transmetteurs de hadiths. Ces narrations démontrent la légitimité — et même la nécessité — d’un tel recours durant la période de l’Occultation.

La Règle concernant le Maintien du Taqlīd d’un Mujtahid Décédé

Dans la jurisprudence chiite, le principe général est que le taqlīd initial d’un mujtahid décédé n’est pas permis. En effet, le recours rationnel à un expert implique de consulter un spécialiste vivant, accessible et capable de répondre aux nouvelles questions à mesure qu’elles surviennent.

Cependant, si une personne avait déjà commencé à suivre un mujtahid durant sa vie, de nombreux juristes imamites considèrent que rester dans son taqlīd après sa mort est permis sous certaines conditions, souvent avec la permission du mujtahid vivant le plus savant (al-aʿlam).

Le fondement de cet avis est que l’autorité (ujjiyyah) des fatwas du mujtahid était déjà établie pour le fidèle du vivant du juriste. Avec le décès du juriste, cette autorité ne disparaît pas complètement en ce qui concerne les actions passées ou la poursuite de l’application de ces décrets — à moins qu’une preuve religieuse spécifique n’établisse l’obligation de changer pour un autre juriste.

En conséquence, la question du maintien du taqlīd d’un mujtahid décédé s’explique dans le même cadre rationnel et religieux du recours à un expert qualifié : de telle sorte que la continuité pratique de la vie religieuse du croyant soit préservée, tout en gardant disponible la possibilité de se référer à un mujtahid vivant pour les questions nouvelles.

La Situation Actuelle des Fidèles (Muqallids)

À la suite du martyre du Marjaʿ du monde chiite, le Grand Ayatollah Sayyid Ali Hosseini Khamenei (que son secret soit sanctifié), ses fidèles sont désormais confrontés à deux possibilités jurisprudentielles concernant leur devoir religieux :

  1. Le Changement (ʿudūl) vers un mujtahid vivant.
  2. Le Maintien dans le taqlīd du mujtahid décédé.

Par conséquent, afin de déterminer le devoir religieux correct conformément aux principes de la jurisprudence imamite, les décrets des Grands Marāji‘ vivants sur cette question sont présentés ci-dessous, afin que la règle concernant le maintien dans le taqlīd d’un juriste décédé ou la nécessité de passer à un autre juriste puisse être clarifiée.

Les Avis des Grands Marājiʿ sur le Maintien du Taqlīd

Grand Ayatollah Sayyid Ali Sistani

Il est obligatoire pour les fidèles du Grand Ayatollah Khamenei — et pour quiconque le considérait comme le plus savant (aʿlam) — de demeurer dans son taqlīd. Il ne leur est pas permis de nous suivre, sauf pour les questions nouvelles (al-masāʾil al-mustahdatha).

Grand Ayatollah Naser Makarem Shirazi

Il est obligatoire pour les fidèles de demeurer dans son taqlīd concernant les questions dans lesquelles ils ont déjà agi selon ses fatwas. Le passage à notre taqlīd n’est pas permis, sauf pour les questions nouvelles.

Grand Ayatollah Hossein Nouri Hamedani

Il est obligatoire pour les fidèles — et quiconque le considérait comme le plus savant et a agi selon ses fatwas dans certains domaines — de demeurer dans son taqlīd pour toutes les questions. Le recours à nous n’est permis que pour les questions nouvelles.

Grand Ayatollah Abdullah Javadi Amoli

Le maintien dans son taqlīd est une précaution obligatoire (itiyā wājib). Le passage à notre taqlīd n’est pas permis, sauf pour les questions nouvelles.

Grand Ayatollah Hossein Vahid Khorasani

Il est obligatoire pour les fidèles — et même pour ceux dont le devoir était de le suivre — d’agir selon ses fatwas. Cela s’applique qu’ils se soient formellement engagés ou non de son vivant, qu’ils aient déjà agi selon ses décrets ou non, et qu’ils aient appris ses règles ou non. Le recours à nous n’est permis que pour les questions nouvelles.

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