Expérience sensibilisation religieuse – Volume 03 Numéro 06
Quand les bonnes intentions ne suffisent pas
Dans ma jeunesse, pleine de zèle religieux et de désir de réforme, le mois de Ramadan venait de commencer. Je me sentais prêt à défendre la vertu et prévenir le vice, convaincu que mes intentions étaient pures.
Un jour, j’ai vu un homme manger en public. Instantanément, j’ai imaginé devoir lui adresser une réprimande sévère et le remettre à sa place. Je m’attendais à une confrontation.
Je m’avançai, sûr de mon devoir, et lui dis :
« N’as-tu donc pas honte de manger ainsi en public pendant le Ramadan ? »
À ma surprise, il murmura, embarrassé :
« Oh non… je suis vraiment désolé. J’ai complètement oublié que je jeûnais ! »
À ce moment, j’ai compris que je m’étais trompé. Mon jugement précipité m’avait fait humilier quelqu’un sans raison, sans vérifier les faits, ni considérer qu’il pouvait être oublieux, malade ou en voyage.
J’ai alors réalisé que pour guider les autres, il faut plus que du zèle : il faut de la sagesse. Un cœur pur est essentiel, mais il ne suffit pas à lui seul.
Après cette expérience, je me suis plongé dans l’étude des principes et de l’éthique de « l’Enjoindre le Bien et Interdire le Mal ». Le but n’était pas de parler moins, mais de parler correctement et avec discernement.
Leçons clés :
- Les bonnes intentions ne remplacent pas la connaissance
Agir pour une bonne cause sans comprendre la situation peut causer du tort. L’ignorance dans la poursuite de la vertu peut devenir un vice. - Toujours présumer le bien
Avant de réprimander quelqu’un, posez une question respectueuse. Ce que nous percevons comme une faute peut avoir une explication légitime.
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