Fatwa Panel de la semaine – Volume 03 Numéro 06
La prière du voyageur (2)
Selon les fatwas des grands savants religieux : l’Ayatollah Sayyed Ali Khamenei, l’Ayatollah Sistani et l’Ayatollah Makarem Shirazi (que Allah prolonge leurs bénédictions) :
Les fatwas présentées sans mention d’un avis différent ou d’une référence spécifique correspondent aux règles communes partagées par les trois respectés Marāji‘. Dans les cas où le jugement d’un Marjaʿ diffère de celui des deux autres, cela est indiqué en note de bas de page sous le même numéro, en précisant le nom du Marjaʿ concerné.
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Comment la distance légale de voyage (Masāfat Sharʿiyyah) est réalisée. (Linéaire, combinée, répétée, circulaire) Cette section explique comment les huit farsakhs sont atteints. |
| 1. Si une personne effectue des allers-retours répétés sur une distance inférieure à quatre farsakhs (par exemple, un farsakh et demi), de sorte que la distance totale cumulée atteigne huit farsakhs ou plus, sa prière ne devient pas raccourcie (qasr). |
| 2. Si la distance de huit farsakhs est parcourue en circuit autour de la ville — au-delà de la limite du ḥadd al-tarakhkhuṣ — et que la personne n’a pas de destination précise le long de ce trajet, le mouvement lui-même étant l’objectif (par exemple, circuler sur le périphérique pour vérifier l’état de la route ou tester l’étanchéité de la voiture), alors ce trajet est considéré comme une distance linéaire (imtidādī), et la prière est raccourcie (qasr). |
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Façons de déterminer la distance légale de voyage (Masāfat Sharʿiyyah) (Cette section explique comment savoir si la distance légale de voyage a été atteinte ou non.) |
| 1. Si une personne a la certitude ou une assurance rationnelle, ou si deux témoins justes (ʿādil) affirment que le voyage atteint au moins huit farsakhs, alors la prière doit être raccourcie (qasr). |
| 2. Le rapport public ou la notoriété générale (shiāʿ) — c’est-à-dire la reconnaissance répandue parmi les gens — ne peut être pris en compte que s’il conduit à la certitude ou à une assurance rationnelle que la distance légale de voyage a été atteinte ; dans ce cas, la prière est raccourcie (qasr). Sinon, même si cela ne produit que suspicion ou conjecture, cela n’a aucune validité légale. |
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Doute concernant la distance légale de voyage et le devoir du Pratiquant (Mukallaf) (Cette section explique ce qu’une personne doit faire en cas d’incertitude.) |
| 1. Si une personne doute que la distance de voyage atteigne la limite légale, et que la vérification est facile pour elle — par exemple en regardant le compteur kilométrique ou en demandant à plusieurs personnes — alors, selon la précaution obligatoire (iḥtiyāṭ wājib), elle doit s’en assurer. Si elle n’arrive pas à une conclusion certaine, sa prière se fait complète (tamām). Ayatollah Makarem Shirazi : Il est nécessaire de vérifier, et tant que la distance légale de voyage n’est pas établie, la règle générale reste que la prière se fait complète (tamām). |
| 2. Si un fidèle (muqallid) ignore la fatwā de son juriste — par exemple, s’il ne sait pas si son juriste considère qu’une distance de voyage combinée (masāfat talfīqī) équivaut à une distance de voyage linéaire (masāfat imtidādī) — alors il doit se renseigner et s’assurer de la fatwā de son propre juriste. S’il ne peut pas enquêter, ou ne souhaite pas le faire, il doit agir avec précaution et accomplir la prière à la fois complète (tamām) et raccourcie (qasr). |
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Conséquences juridiques en fiqh d’une erreur sur la distance de voyage (Cette section explique quel est le jugement de la prière si une erreur a été commise concernant la distance parcourue.) |
| 1. Si, par doute sur la distance de voyage, le devoir d’une personne est de faire la prière complète (tamām), mais qu’elle agit contrairement à ce devoir en la raccourcissant (qasr), alors la prière accomplie n’est pas valide et doit être refaite en prière complète. Cependant, si après la prière, il devient clair que son véritable devoir était le qasr, alors à condition que la prière ait été accomplie avec l’intention de se rapprocher d’Allah (qaṣd al-qurbah), celle-ci est suffisante et aucune répétition n’est nécessaire. |
| 2. Si une personne croit que la distance entre le point de départ et la destination atteint la distance légale de voyage, accomplit la prière raccourcie (qasr), et qu’il devient plus tard clair que la distance était inférieure à la limite légale, elle doit recommencer la prière complète (tamām) dans le temps prescrit, et la rattraper (qaḍāʾ) en entier si le temps de la prière est déjà passé. |
| 3. Si une personne croit que la distance qu’elle parcourt n’atteint pas huit farsakhs et accomplit donc la prière complète (tamām), mais qu’il devient plus tard clair que la distance atteint la distance légale de voyage, elle doit recommencer la prière raccourcie (qasr) dans le temps prescrit, et la rattraper raccourcie si le temps de la prière est déjà passé. |
| 4. Si une personne a l’intention de se rendre à une destination précise et doute que la distance jusqu’à celle-ci atteigne la distance légale de voyage — ou croit qu’elle ne l’atteint pas (dans les deux cas, son devoir est de faire la prière complète) — et que, en cours de route, il lui devient certain que la distance atteint la distance légale de voyage, alors elle doit à partir de ce moment accomplir la prière raccourcie (qasr). Il n’est pas nécessaire que la distance restante à parcourir depuis le point où la certitude est acquise jusqu’à la destination elle-même atteigne la distance légale. |
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