Une Histoire Inspirante – Volume 03 Numéro 05
Le Dernier Député et la Promesse qui Reste
Dans le calme de Bagdad, alors que le monde semblait lourd d’incertitudes, Ali ibn Muhammad al-Samarri était assis seul, perdu dans ses pensées. Des années de responsabilité pesaient sur ses épaules. Il était le dernier pont de confiance entre l’Imam caché et une communauté apprenant à vivre avec l’absence. Son cœur restait fidèle, mais las, conscient qu’une ère touchait à sa fin.
Un soir, tandis que les lampes vacillaient et que la ville s’apaisait, une lettre lui parvint. Son sceau portait un poids singulier. Avant même de l’ouvrir, il sut que ces mots ne ressembleraient à aucun autre. Ses mains tremblaient, non de peur, mais de révérence.
La lettre venait de l’Imam Mahdi (atfs).
Elle parlait avec douceur et solennité, comme un coucher de soleil qui touche par sa beauté parce qu’il s’éteint. L’Imam lui annonçait que sa vie terrestre approchait de sa fin. Dans six jours, il retournerait vers son Seigneur. Et avec son départ, l’ère des délégués désignés prendrait fin : aucun nouveau na’ib ne serait nommé après lui.
Ali ibn Muhammad ferma les yeux. Ce message n’était pas seulement une nouvelle de perte ; c’était un message de confiance.
Les paroles de l’Imam continuaient, guidant la communauté vers un nouveau chapitre. Dorénavant, les croyants seraient mis à l’épreuve dans la patience et la sincérité. L’Imam (atfs) resterait présent, bien que caché. Sa sollicitude ne disparaîtrait pas, et sa guidance ne serait pas interrompue. Mais ce chemin exigerait maturité, recours à la connaissance et espoir inébranlable.
La lettre mettait en garde contre ceux qui prétendraient faussement à un accès particulier ou à une autorité divine. La vérité, leur rappelait-elle, est silencieuse, humble et enracinée dans les enseignements des Ahl al-Bayt (as). Les croyants devaient s’accrocher aux savants qui préservent la foi, protègent leur âme et obéissent à Allah (swt).
Lorsque Ali ibn Muhammad eut fini de lire, des larmes tombèrent sur le parchemin. Non des larmes de désespoir, mais d’honneur. Il avait reçu la mission de transmettre le dernier message public de l’Imam caché (atfs). Son rôle touchait à sa fin, mais sa mission était accomplie.
Dans ces derniers jours, il prépara la communauté, non pas avec drame ou peur, mais avec une certitude calme. À son retour auprès d’Allah (swt), la porte de la représentation se ferma, mais la porte de l’espoir resta grande ouverte.
Dès ce moment, les croyants apprirent une vérité profonde : l’absence de l’Imam (atfs) n’est pas un abandon. C’est une invitation à grandir, à rester ferme, et à attendre activement, avec foi, justice et amour.
Et à chaque époque depuis, cette lettre parle encore, doucement mais clairement, aux cœurs qui savent écouter.
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