Fatwa Panel de la semaine – Volume 03 Numéro 05
La prière du voyageur (1)
Selon les fatwas des grands savants religieux : l’Ayatollah Sayyed Ali Khamenei, l’Ayatollah Sistani et l’Ayatollah Makarem Shirazi (que Allah prolonge leurs bénédictions) :
Les fatwas présentées sans mention d’un avis différent ou d’une référence spécifique correspondent aux règles communes partagées par les trois respectés Marāji‘. Dans les cas où le jugement d’un Marjaʿ diffère de celui des deux autres, cela est indiqué en note de bas de page sous le même numéro, en précisant le nom du Marjaʿ concerné.
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Règle générale de la prière du voyageur (la règle de base pour raccourcir les prières quotidiennes) |
| Lorsque les conditions du raccourcissement (qaṣr) sont remplies, le voyageur réduit les prières obligatoires quotidiennes de quatre unités (rakʿah) à deux unités (rakʿah). |
| Les huit conditions pour raccourcir la prière obligatoire ( Qasr) |
La prière en voyage peut être raccourcie (qaṣr) lorsque huit conditions sont réunies, à savoir :
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| Explication détaillée de la première condition :
La mesure de la distance légale (Shar’ï) |
| 1. Distance minimale pour raccourcir la prière (qaṣr)
La distance qui nécessite le raccourcissement de la prière doit être d’au moins huit farsakhs, soit environ 41 kilomètres. Par conséquent, si un voyage est plus court que cette distance, la prière ne peut pas être raccourcie. 2. Critère de calcul de la distance légale (sharʿī) La distance légale se mesure entre la fin de la ville de départ et le début de la ville de destination, que la ville soit considérée comme grande (bilād kabīrah) ou non. Ayatollah Makarem Shirazi: Le critère retenu est la sortie reconnue coutumière (ʿurf) de la ville, et non nécessairement les limites administratives, les panneaux routiers ou les frontières officielles. |
| Types de la distance légale (sharʿī |
| 1. La distance légale (sharʿī) entraînant le raccourcissement de la prière (qaṣr) n’est pas nécessairement parcourue en une seule fois. Dès lors que cette distance est atteinte, même de manière cumulée, la prière devient raccourcie.
2. Distance continue (trajet simple) : la distance entre le lieu de départ et la destination (ou inversement) atteint au minimum huit farsakhs (environ 44 kilomètres). 3. Distance cumulée (aller-retour) : ni l’aller ni le retour n’atteignent individuellement huit farsakhs, mais leur total combiné atteint au moins huit farsakhs. |
| Conditions spécifiques de la distance légale cumulée (aller-retour) |
| Dans le cas d’une distance légale combinée (aller-retour), le trajet aller doit être d’au moins quatre farsakhs (environ 20,5 km) pour que la prière soit raccourcie (qaṣr). Ainsi :
– Si une personne parcourt cinq farsakhs à l’aller et trois farsakhs au retour, la prière est raccourcie. – Si une personne parcourt trois farsakhs à l’aller et cinq farsakhs au retour, la prière est accomplie en entier (tamām), sauf si le trajet de retour, à lui seul, atteint huit farsakhs ou plus, auquel cas la prière est raccourcie dès le début du voyage. Ayatollah Sistani : Si le total des trajets aller et retour atteint huit farsakhs, la prière doit être raccourcie, que le trajet aller ou retour soit inférieur ou non à quatre farsakhs. Ainsi, que l’on parcoure trois farsakhs à l’aller et cinq au retour, ou l’inverse, la prière est raccourcie et accomplie en deux rakʿahs. |
| L’effet d’une halte en cours de route sur la distance légale (sharʿī) |
| Dans un voyage aller-retour, il n’est pas nécessaire de revenir le même jour ou la même nuit. Même si le voyageur séjourne plusieurs jours avant de reprendre le chemin, tant qu’aucune condition annulant le statut de voyageur (comme l’intention de rester dix jours ou plus) ne se produit, la prière reste raccourcie (qaṣr).
De même, dans un voyage continu (aller simple), si le voyageur s’arrête quelques jours avant d’avoir parcouru les huit farsakhs, sans que les conditions qui mettent fin au voyage ne surviennent, la prière demeure raccourcie. Ayatollah Sistani : Si la distance totale de l’aller et du retour atteint huit farsakhs, la prière doit être raccourcie, même si le retour ne se fait pas le même jour ou la même nuit. Cependant, il est recommandé par précaution (iḥtiyāṭ mustaḥabb) d’accomplir également la prière complète (tamām). |
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