{"id":8242,"date":"2026-04-19T12:14:50","date_gmt":"2026-04-19T11:14:50","guid":{"rendered":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fatwa-panel-de-la-semaine-volume-03-numero-16\/"},"modified":"2026-04-19T12:53:21","modified_gmt":"2026-04-19T11:53:21","slug":"fatwa-panel-de-la-semaine-volume-03-numero-16","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/fatwa-panel-de-la-semaine-volume-03-numero-16\/","title":{"rendered":"Fatwa Panel de la semaine \u2013 Volume 03 Num\u00e9ro 16"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container has-pattern-background has-mask-background nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1438.5px;margin-left: calc(-5% \/ 2 );margin-right: calc(-5% \/ 2 );\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:2.375%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:2.375%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:2.375%;--awb-spacing-left-medium:2.375%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:2.375%;--awb-spacing-left-small:2.375%;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><h2 style=\"text-align: center;\"><strong>La pri\u00e8re du voyageur (7)<\/strong><\/h2>\n<p><strong>Selon les fatwas des grands savants religieux\u00a0: l\u2019Ayatollah Sayyed Ali Khamenei, l\u2019Ayatollah Sistani et l\u2019Ayatollah Makarem Shirazi (que Allah prolonge leurs b\u00e9n\u00e9dictions)\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p><em>Les fatwas pr\u00e9sent\u00e9es sans mention d\u2019un avis diff\u00e9rent ou d\u2019une r\u00e9f\u00e9rence sp\u00e9cifique correspondent aux r\u00e8gles communes partag\u00e9es par les trois respect\u00e9s Mar\u0101ji\u2018. Dans les cas o\u00f9 le jugement d\u2019un Marja<\/em><em>\u02bf<\/em><em> diff<\/em><em>\u00e8<\/em><em>re de celui des deux autres, cela est indiqu\u00e9 en note de bas de page sous le m\u00eame num\u00e9ro, en pr\u00e9cisant le nom du Marja<\/em><em>\u02bf<\/em><em> concern<\/em><em>\u00e9<\/em><em>.<\/em><\/p>\n<p><strong>Le concept et la r\u00e9alisation de \u00ab l\u2019abandon de la patrie \u00bb<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li><strong> La nature de l\u2019abandon<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>L&rsquo;abandon de sa ville natale (ou lieu de r\u00e9sidence habituel) est une question relevant de l&rsquo;\u2018urf (la coutume). Selon l\u2019entendement commun, l&rsquo;abandon est r\u00e9alis\u00e9 lorsqu&rsquo;une personne quitte sa ville et d\u00e9cide de ne plus y retourner pour s&rsquo;y \u00e9tablir ou y vivre de mani\u00e8re permanente.<\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li><strong> Le r\u00f4le de l\u2019intention (<em>Niyyah<\/em>)<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Pour que l&rsquo;abandon soit effectif, l&rsquo;intention est requise. Par cons\u00e9quent :<\/p>\n<ul>\n<li>Si une personne reste \u00e9loign\u00e9e de sa ville natale pendant plusieurs ann\u00e9es (par exemple, 4 ou 5 ans) sans avoir l&rsquo;intention de l&rsquo;abandonner, celle-ci est toujours consid\u00e9r\u00e9e comme sa patrie (<em>wa<\/em><em>\u1e6d<\/em><em>an<\/em>).<\/li>\n<li>Cependant, si cette absence devient extr\u00eamement prolong\u00e9e (par exemple, 40 ou 50 ans) et que, durant cette p\u00e9riode, la personne n&rsquo;envisage m\u00eame pas d&rsquo;y retourner, il n&rsquo;est pas improbable qu&rsquo;une telle absence soit trait\u00e9e comme un abandon. Dans ce cas, sa pri\u00e8re sur place \u2014 sans l&rsquo;intention d&rsquo;un s\u00e9jour de dix jours \u2014 devra \u00eatre raccourcie (qa\u1e63r).<\/li>\n<\/ul>\n<ol start=\"3\">\n<li><strong> La certitude sans intention explicite<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Si une personne n&rsquo;exprime pas explicitement l&rsquo;intention d&rsquo;abandonner sa ville, mais qu&rsquo;elle a la certitude ou une forte conviction qu&rsquo;elle n&rsquo;y retournera jamais pour y vivre, il n&rsquo;est pas exclu que cette certitude soit \u00e9galement assimil\u00e9e \u00e0 un abandon. Par cons\u00e9quent, sa pri\u00e8re y sera raccourcie.<\/p>\n<p><strong>Avis de l\u2019Ayatollah Sistani :<\/strong> Le crit\u00e8re retenu pour l&rsquo;abandon de sa patrie est le suivant : la personne a la certitude qu&rsquo;elle ne retournera pas y r\u00e9sider ou y vivre \u00e0 l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence : Si une personne quitte sa ville natale pour des raisons telles qu&rsquo;une affectation professionnelle, un mariage ou des \u00e9tudes, et adopte un autre lieu comme patrie, mais qu\u2019il subsiste une possibilit\u00e9 raisonnable de retour \u00e0 l&rsquo;avenir : l\u2019abandon n&rsquo;est pas r\u00e9alis\u00e9 et, chaque fois qu&rsquo;elle y retourne, sa pri\u00e8re est compl\u00e8te (tam\u0101m). Cependant, si une personne adopte un lieu comme patrie temporaire (par exemple, pour 2 ou 3 ans d&rsquo;\u00e9tudes ou de travail) : l\u2019abandon est r\u00e9alis\u00e9 par le simple fait de quitter ce lieu avec l\u2019intention de ne plus y r\u00e9sider pendant une longue p\u00e9riode.<\/p>\n<ul>\n<li>De telle sorte que si elle y retournait plus tard, cela serait consid\u00e9r\u00e9 comme un nouvel \u00e9tablissement de r\u00e9sidence, et non comme la continuation du pr\u00e9c\u00e9dent.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Retour p\u00e9riodique :<\/strong> Si une personne a l\u2019intention de retourner dans son ancienne patrie seulement un ou deux mois par an, l\u2019abandon est r\u00e9alis\u00e9 \u2192 la pri\u00e8re y est donc raccourcie (<em>qa\u1e63r<\/em>). En revanche, si elle a l\u2019intention d\u2019y retourner r\u00e9guli\u00e8rement pour une dur\u00e9e de trois mois ou plus chaque ann\u00e9e, l\u2019abandon n\u2019est pas r\u00e9alis\u00e9 \u2192 la pri\u00e8re y est compl\u00e8te (<em>tam\u0101m<\/em>).<\/p>\n<p><strong>Retour futur (m\u00eame apr\u00e8s de nombreuses ann\u00e9es) :<\/strong> Si une personne a l\u2019intention de retourner dans sa patrie d\u2019origine \u00e0 l\u2019avenir \u2014 m\u00eame apr\u00e8s une tr\u00e8s longue p\u00e9riode (par exemple, dans 20 ou 30 ans ou \u00e0 la fin de sa vie) \u2014 pour s\u2019y installer de fa\u00e7on permanente : l\u2019abandon n\u2019est pas r\u00e9alis\u00e9, et sa pri\u00e8re y demeure compl\u00e8te.<\/p>\n<p><strong>Avis de l\u2019Ayatollah Makarem Shirazi\u00a0: L&rsquo;abandon pratique<\/strong>\u00a0: Si une personne a l&rsquo;intention de retourner dans son ancienne patrie pour s&rsquo;y \u00e9tablir de fa\u00e7on permanente, mais que dans la pratique, une longue p\u00e9riode s&rsquo;\u00e9coule (par exemple cinq ans) sans qu&rsquo;elle n&rsquo;y retourne, cela est consid\u00e9r\u00e9 comme un abandon pratique. Dans ce cas, ses pri\u00e8res y sont raccourcies et elle ne peut pas y je\u00fbner. Toutefois, si la personne s\u00e9journe dans cette ville trois \u00e0 quatre mois par an (m\u00eame de mani\u00e8re intermittente), l&rsquo;abandon n&rsquo;est pas r\u00e9alis\u00e9. Sa pri\u00e8re reste donc compl\u00e8te et son je\u00fbne est valide.<\/p>\n<p><strong>Les effets juridiques de l\u2019abandon de la patrie<\/strong><\/p>\n<p>Une personne ayant abandonn\u00e9 sa patrie \u2014 qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de sa patrie d&rsquo;origine (natale) ou d&rsquo;une patrie d&rsquo;adoption :<\/p>\n<ul>\n<li>Si elle y retourne, sa pri\u00e8re est raccourcie (<em>qa\u1e63r<\/em>), m\u00eame si elle y poss\u00e8de toujours des biens immobiliers ou des propri\u00e9t\u00e9s.<\/li>\n<li>Le simple fait de traverser cette localit\u00e9 (en passant par exemple en voiture ou en train) n&rsquo;interrompt pas son \u00e9tat de voyageur.<\/li>\n<li>La pri\u00e8re ne devient compl\u00e8te (<em>tam\u0101m<\/em>) que si la personne a l&rsquo;intention d&rsquo;y s\u00e9journer pendant dix jours ou plus.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Cas sp\u00e9cifiques et applications pratiques<\/strong><\/p>\n<p>Le cas d\u2019une femme vivant avec son mari dans une ville autre que sa ville natale, sans avoir abandonn\u00e9 cette derni\u00e8re :<\/p>\n<ul>\n<li>Si elle envisage toujours la possibilit\u00e9 de retourner dans sa ville natale (par exemple, en cas de divorce ou de d\u00e9c\u00e8s de son mari), alors son statut de patrie est maintenu. Dans ce cas, sa pri\u00e8re y est compl\u00e8te (<em>tam\u0101m<\/em>).<\/li>\n<li>Cependant, si elle a d\u00e9cid\u00e9 \u2014 ou si elle a la certitude \u2014 qu&rsquo;elle n&rsquo;y retournera jamais pour y vivre, cela est consid\u00e9r\u00e9 comme un abandon (<em>i\u2018r\u0101<\/em><em>\u1e0d<\/em>). Ce lieu n&rsquo;est alors plus consid\u00e9r\u00e9 comme sa patrie.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Avis de l\u2019Ayatollah Makarem Shirazi\u00a0: <\/strong>Si une femme a l\u2019intention de suivre son mari dans son lieu de r\u00e9sidence, et que celui-ci n\u2019a aucune intention de d\u00e9m\u00e9nager dans la ville natale de son \u00e9pouse pour s\u2019y \u00e9tablir de fa\u00e7on permanente :<\/p>\n<ul>\n<li>Sa pri\u00e8re dans son ancienne ville natale est raccourcie (<em>qa\u1e63r<\/em>).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Exception : Si, apr\u00e8s le mariage, elle continue d&rsquo;y s\u00e9journer pendant trois \u00e0 quatre mois par an, cette ville conserve alors son statut de patrie (<em>wa<\/em><em>\u1e6dan<\/em>) et sa pri\u00e8re y reste compl\u00e8te.<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":3,"featured_media":8205,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[100],"tags":[],"class_list":["post-8242","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-fatwa-panel-de-la-semaine"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8242","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8242"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8242\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8264,"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8242\/revisions\/8264"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8205"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8242"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8242"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fridaybulletin.co.uk\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8242"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}