Fatwa Panel de la semaine – Volume 03 Numéro 15

Fatwa Panel of the Week - Volume 03 Issue 15

La prière du voyageur (6)

Selon les fatwas des grands savants religieux : l’Ayatollah Sayyed Ali Khamenei, l’Ayatollah Sistani et l’Ayatollah Makarem Shirazi (que Allah prolonge leurs bénédictions) :

Les fatwas présentées sans mention d’un avis différent ou d’une référence spécifique correspondent aux règles communes partagées par les trois respectés Marāji‘. Dans les cas où le jugement d’un Marjaʿ diffère de celui des deux autres, cela est indiqué en note de bas de page sous le même numéro, en précisant le nom du Marjaʿ concerné.

La pluralité de domiciles (Avoir plusieurs Watans)

  1. La multiplicité des patries (Watan)
  • Le fait d’avoir deux ou trois patries réelles ne pose pas de problème. Cela signifie qu’une personne possède un foyer et une vie organisée dans chacun de ces lieux et y réside plusieurs mois durant l’année.
  • Cependant, avoir plus de trois patries réelles est problématique (questionnable).
  • Si quelqu’un a l’intention de vivre dans un lieu de façon permanente ou pour de nombreuses années, pendant plusieurs mois chaque année (par exemple, trois ou quatre mois) :
    • S’il y dispose d’installations de vie (comme une maison), ce lieu est coutumièrement considéré comme une seconde patrie.
    • Mais s’il s’y rend uniquement pour les loisirs (par exemple, une villégiature d’été) sans y établir de conditions de vie, il est peu probable que ce lieu soit considéré comme une patrie.
  • Pour établir plusieurs patries, il n’est pas nécessaire que la durée du séjour dans chacune d’elles soit égale. Par exemple:
    • Deux patries : l’une pour 5 mois et l’autre pour 7 mois.
    • Trois patries : l’une pour 4 mois, une autre pour 3 mois, et la troisième pour quelques autres mois.

Dans tous ces cas, les règles relatives au « watan » (patrie) s’appliquent.

Avis de l’Ayatollah Sistani : Si une personne adopte plus de deux lieux comme résidence, tous sont considérés comme sa patrie.

Le critère pour établir un « watan » est la reconnaissance coutumière (commune) de la résidence et de la vie en ce lieu, et non une division égale du temps. Pour un « watan temporaire », il doit y avoir un séjour significatif et continu selon l’entendement commun, et non une présence simplement brève ou dispersée.

Avis de l’Ayatollah Makarem Shirazi : Une personne peut avoir deux ou même trois patries, à condition qu’elle vive dans chaque lieu pendant une période qui est communément considérée comme une résidence (par exemple, environ quatre mois par an).

La Patrie par Dépendance (Watan al-Taba‘i)

  1. La dépendance dans la patrie (Patrie par dépendance)
  • La « dépendance dans le watan » relève de la compréhension commune (ʿurf). Autrement dit, toute personne considérée comme dépendante d’une autre verra sa patrie suivre celle de cette personne.
  • L’exemple le plus courant :
    • Un enfant qui vit avec ses parents (ou l’un d’eux) — la patrie des parents est également considérée comme la patrie de l’enfant.
  • Ce type de dépendance ne se limite pas aux enfants ; il inclut toute personne considérée comme dépendante, telle que :
    • Un conjoint (s’il vit de manière continue avec son époux).
    • Un employé ou toute personne qui vit de manière constante avec un autre individu et le suit.
  • Pour que ce type de patrie soit établi :
    • Une intention indépendante n’est pas requise.
    • Le simple fait de vivre ensemble avec la personne principale est suffisant, même si l’on n’en est pas conscient.
    • Cependant, cela est à la condition que la personne n’ait pas l’intention de quitter cette patrie ou de refuser d’y résider.

Différence entre la dépendance dans la patrie d’origine et la patrie adoptée + Règles pour les enfants

3.Différence entre la dépendance dans la patrie d’origine et la patrie d’élection

  • La règle de « dépendance dans le watan » s’applique à la patrie d’élection (watan ittikhādhī) et non à la patrie d’origine (watan aṣlī). Par conséquent, si une personne a grandi dans un lieu depuis le début de sa vie et y a passé son enfance et son adolescence, ce lieu est sa patrie d’origine, qu’il s’agisse ou non de la patrie de ses parents.
  • Cas de la patrie des parents : Si un enfant se trouve dans la patrie de ses parents (qu’elle soit d’origine ou d’élection) :
    • Mais qu’il n’y a pas vécu assez longtemps pour que cela devienne sa propre patrie d’origine (par exemple, s’il a quitté les lieux peu après sa naissance, a grandi ailleurs, puis est revenu chez ses parents après dix ans) ;
    • Alors, la patrie des parents n’est pas considérée comme la patrie d’origine de l’enfant.
    • Cependant, après son retour et le fait de vivre avec eux, ce lieu devient pour l’enfant une patrie par dépendance (d’élection).

Règles concernant l’enfant

  • Même si l’enfant a atteint l’âge de la puberté (par exemple, une fille de 12 ans ou un garçon de 16 ans) et qu’il n’est pas conscient de l’intention formelle de faire de ce lieu sa patrie :
    • S’il s’installe et vit avec ses parents dans un lieu, ce lieu est également considéré comme sa patrie (watan).
    • Cependant, si l’enfant a l’intention de ne pas résider dans ce lieu, alors cet endroit ne sera pas considéré comme sa patrie, même s’il dépend financièrement de ses parents.
  • Si un enfant adopte un lieu comme patrie en suivant ses parents, puis change d’avis par la suite :
    • Tant qu’il n’a pas quitté ce lieu, celui-ci conserve le statut de patrie (watan).

Ses prières doivent donc être accomplies de manière complète (et non raccourcies).

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